Pourquoi et comment acheter en vrac ?

Le mot "vrac" vient du néerlandais et signifie "mal salé" ou "mauvais" !! Aujourd'hui, nous sommes loin de cette mauvaise presse, bien au contraire !


La preuve en est avec ces quelques chiffres.

Il y a peine 6 ans de cela (2014), quasi aucun point de vente ne proposait la vente en vrac. Aujourd'hui, il existe plus de 160 épiceries vrac spécialisées et 80% des magasins disposent d'un rayon vrac. Sans oublier, les enseignes de la grande distribution qui se mettent à proposer des produits en vrac.

Un sacré "boom", même si le marché du vrac reste un marché de niche, avec seulement 3 % des produits de grande consommation et 0.5% de l'alimentation. Il y a de l'espoir !


Mais c'est quoi le vrac ? C'est un achat sans emballage !

Mais pourquoi acheter des produits en vrac, quand on peut trouver les produits dans de "beaux packagings étudiés par le marketing" ?



Plusieurs raisons à cet acte d'achat sans superflu :

  • la première raison, la plus évidente, c'est la juste dose. En effet, le vrac offre l'occasion aux consommateurs de choisir le poids des produits achetés pour éviter ainsi le gaspillage alimentaire, et de "jeter son argent par les fenêtres"... en l'occurrence ici, à la poubelle !

  • la deuxième raison, tout aussi évidente, c'est moins d'emballages en carton, papier, plastique, donc moins d'impact (négatif) sur l'environnement et sur le poids de sa poubelle aussi ! De plus, aucun message marketing ne vient influencer le consommateur dans son processus d'achat ; il se concentre sur l'essentiel, car il sait ce qui est bon pour lui !

  • une troisième raison, qui prend peut-être tout son sens ces derniers temps : le soutien aux commerçants spécialisés dans la vente en vrac, qui eux-mêmes soutiennent des agriculteurs, des artisans, souvent locaux, ou encore des petites entreprises françaises, qui tous proposent des produits qualitatifs, élaborés avec passion, savoir-faire et respect des matières premières.

Je rebondis sur cette dernière raison pour aborder la question financière : le vrac est-il vraiment plus cher ? Certes, le consommateur ne paie pas l'emballage, donc pas non plus les recherches marketing, mais souvent on constate que le vrac est plus cher. A raison, mais il est impossible de comparer le prix des produits industriels fabriqués en masse avec des matières à bas coût car achetées en grande quantité, avec celui des produits fabriqués de façon artisanale par de petits producteurs. Il faut tenir compte de l'origine et de la qualité des produits consommés. Dans les épiceries spécialisées en vrac, ce sont souvent des produits naturels ou bio, labellisés, locaux ou français, issus du commerce équitable... qui rémunèrent justement le travail qualitatif des acteurs de la filière vrac. De plus, je crois que nous avons pris l'habitude de voir des prix cassés à coups de promotions, de soldes, d'offres spéciales... dans les grandes allées des hypermarchés. La vente en vrac c'est un prix juste en toute saison.

Je suis convaincue d'une chose : en tant que consommateur, nous avons le pouvoir d'achat. Le pouvoir de choisir notre façon de consommer. Nos achats ont un impact réel, qui nous permettent de passer un message. C'est nous qui décidons qui nous rémunérons en choisissant tel commerce plutôt qu'un autre, tel produit plutôt qu'un autre, en choisissant une marque ou pas...

Nous sommes des acteurs de la consommation : nous sommes des CONSOM'ACTEURS !


Alors comment devenir un Consom'acteur du vrac ?


Step by step ! La transition se fait de façon progressive et avec méthode, mais sans prise de tête !


Se préparer pour aller à son épicerie et organiser le transport :


> Ressortir le caddie à roulettes, le panier solide, les tote-bags, les filets à provisions...

> Se confectionner ou acheter des sacs à vrac, légers et très pratiques aussi bien pour l'épicerie sèche que pour les fruits et légumes, ou encore un sac à pain pour sa baguette quotidienne !

> Réutiliser sa collection de contenants en plastique (style Tupperware), ou les bacs à glace récupérés, les sacs en papier des précédents achats, les boîtes en fer, en inox pour les pâtes, les biscuits, les bidons, flacons pompes et sprays en plastiques pour la droguerie et les cosmétiques liquides, tous plus légers que les bocaux en verre.


Organiser le transport demande un peu de méthode : par exemple, je mets les sacs à vrac propres dans le panier solide qui se trouve proche du bloc notes pour faire la liste des courses ; quand je pars, je prends le panier et la note ; quand je rentre, je range dans les bocaux, mets les sacs au lavage pour la prochaine fois.

Zoom Green : Comment choisir ses sacs à vrac ?

Les épiceries spécialisées en vrac proposent à la vente des sacs à vrac, des filets à provisions, des sacs à pain… ils sont souvent fabriqués à partir de voile de coton, de coton ou encore de lin, en général biologiques, et aptes au contact alimentaire. Les coloris sont neutres : écru, gris, blancs... et le principal système de fermeture est souvent des liens à glisser, parfois à nouer. Vous pouvez trouver des sacs à vrac fabriqués chez des couturières indépendantes avec davantage de tissus fantaisies, un mix de tissu et filet, avec des fermetures originales, où il est même possible de les personnaliser. Quel que soit votre choix, il est important de les choisir résistants, il est nécessaire de les laver régulièrement en suivant les consignes de lavage préconisées car bien souvent le coton bio rétrécit ;-(


A la maison :


> Conserver les bocaux et pots en verre de miel, de confitures, de cornichons, de compotes… et les bouteilles (de limonade) en verre ; ou encore chiner, acheter des bocaux (style Le Parfait, Bormioli, Weck). En effet, le verre est le matériau idéal pour conserver les aliments car il n'interfère pas avec le contenu (innocuité du verre). Il faut bien veiller à ce que les contenants pour le stockage des aliments soient hermétiques (fermetures à vis ou avec un joint étanche).

Zoom Green : Comment enlever les étiquettes des pots de récupération ?

La récup' des pots de confiture est le premier geste ZD -zéro déchet- à la portée de tous. Mais bien souvent on se bagarre avec les étiquettes et on capitule, le pot restant avec son étiquette à moitié déglinguée ou finit au recyclage ! Première solution : remplir le pot d'eau chaude du robinet, laisser un petit moment, puis gratouiller l'étiquette. Imprégner de temps en temps d'eau chaude, et continuer la gratouille. Deuxième solution : imbiber l'étiquette d'huile (de tournesol) et gratouiller. Troisième solution: faire une patouille de bicarbonate de soude et huile (de tournesol), laisser poser et gratouiller. Vous avez sûrement compris que la chaleur, l'huile et la gratouille enlèvent la colle !


Que peut-on acheter en vrac ?

  • le numéro 1 et le plus accessible au plus grand nombre de consommateurs, ce sont les fruits et légumes que l'on peut mettre directement dans le panier sans emballage ou dans les sacs à vrac ou encore le pain dans le sac à pain ;

  • ensuite vient l'épicerie sèche : les épices, légumineuses, pâtes, riz, farines, graines… ils ont une durée de vie assez longue car secs ou riches en sucres ;

  • tous les produits à la coupe, qui se présentent de fait sans emballage : les fromages, la boucherie et charcuterie, la poissonnerie ; les commerçants proposent leurs emballages ; dans une démarche ZD on demande au commerçant s'il peut servir dans nos contenants, mais cette pratique reste encore difficile ;

  • les produits de droguerie : le bicarbonate de soude, le vinaigre d'alcool, les copeaux de savon de Marseille, la cire d'abeille, le savon noir… pour les utiliser tels quels ou pour fabriquer ces propres produits ménagers au naturel ;

  • le moins évident de tous, la cosmétique ; aujourd'hui, il est désormais possible de trouver des savons et des shampooings solides dans des emballages minimalistes (souvent carton, papier), des crèmes et huiles de soin dans de jolis pots en verre réutilisables, des brosses à dents, dentifrices, déodorants rechargeables, donc allonger considérablement la durée d'utilisation des contenants d'origine, des gels douches, shampooings, laits corporels disponibles dans des fûts de 5L ou 20Kg pour la vente en vrac*, les accessoires de toilette pour toute la famille comme les lingettes démaquillantes, les gants de soin, les porte-savons...

  • et encore quelques exemples moins évidents : l'huile d'olive, la moutarde, la pâte à tartiner, la purée d'amande ou de noisettes, le vinaigre, le vin, les sirops, les aides culinaires (agar-agar, poudre à lever, sucre vanillé, gomme de xanthane...)

Vous l'avez compris, aujourd'hui il est désormais possible de quasiment tout acheter en vrac, mais il faut passer un cap et s'organiser petit à petit ! Ensuite, il est (presque ;-) impossible de revenir en arrière !


Je vous montre ici mon organisation :

Ce que j'apprécie le plus dans mes achats en vrac, c'est que les pots et bocaux se montrent, s'exposent en cuisine.

C'est une véritable transparence de l'information ; je m'explique :

- les aliments dans les pots (transparents;-) rendent la gestion de stock plus fluide : en un coup d'oeil, on note sur la liste des courses ou pas !

- on se reconnecte à l'essentiel avec les formes, les couleurs, les textures, et ainsi on se détache du marketing agressif de toutes les marques, pour envisager la recette sympa à tester !

- il n'y a plus de discrimination, la marque de provenance de l'aliment importe peu ; finit le classement des marques nationales, de distributeur ou premier prix. C'est un aliment un point c'est tout !


Et vous, où en êtes vous de vos achats en vrac ?

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Liste des produits concernés : En Octobre, le Green se pare de Rose

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